Zohreh,
benjamine d'une famille de sept filles, est née et a étudié
à Téhéran, en Iran.
Passionnée de littérature, elle commença à
écrire très tôt
de nombreux poèmes et, plus tard, un livre biographique
sur la vie d'une célèbre chanteuse iranienne des années
20, Ghamar
al-Molouk Vaziri, qui eut l'audace d'affronter les interdits
en se présentant sur scène sans voile.
Ce livre fut publié en 95 en Iran.
Zohreh exerça le métier de journaliste littéraire
à Téhéran, mais , curieuse de voyager et de se
mêler à d'autres cultures, elle décida, au printemps
91, de quitter son pays, sa famille, et son travail pour venir en
France.
Les
premières années passées à mieux apprendre
la langue, elle obtient un diplôme de la culture française
(92-93).
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Sa
vie d'artiste en exil se réduit à écrire des
poèmes en persan, quelques traductions de textes français
et anglais, y compris deux scénarios d'Orson
Welles et Mikhailkof.
Elle chante pour ses amis les chansons traditionnelles qu'elle fredonnait
depuis son enfance.
Elle se passionne pour le chant et développe sa technique vocale
avec Iva Bartellemy. Elle travaille avec
différents musiciens des arrangements de chants persans anciens.
C'est finalement Philippe Eidel qui la
pousse à lier son écriture à sa voix, en composant
pour elle des chansons originales.
Elle rencontre Jean Philippe Rykiel, et
Gilles Andrieux, voyageurs des musiques
du monde, qui donnent eux aussi des musiques a ses mots.
Ses textes, d'une déchirure toute persane,
parlent beaucoup d'amour, de ces gestes insoupconnés qu'il
fait naitre en nous, l'incendie qui nous provoque et nous attire.
Ses poêmes nous rappellent cette histoire ancienne: |
La
même année elle s'inscrit aux Lettres Modernes à
la Sorbonne, mais doit abandonner
ses études pour travailler. Elle se sent alors égarée,
loin des siens, de ses repères. |
Le
papillon est attiré par la flamme, y cherche plaisir et fascination,
s'en approche et éprouve sa chaleur, mais celui seul qui brûle
et meurt connait la volupté
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